La sculpture
Je sculpte pratiquement tous les jours. En ce moment j'utilise le bois parce qu'il me permet de façonner des formes hautes et élancées. Lorsque je commence une nouvelle statue, je sais seulement que j'aboutirai à une figure anthropomorphe érigée, de la taille de la pièce de bois choisie. Je ne sais rien d'autre et je ne veux rien savoir de plus. Je n'ai pas de projet précis. J'ai abandonné les croquis préparatoires pour laisser venir. Comme vivre, sculpter c'est découvrir.
Ce que je peux en dire vient après. Le discours décrit la découverte. S'il veut la précéder, il risque fort de l'occulter.
La photographie
J'aime les outils, surtout les outils de qualité. Je veux qu'à la prise de vue, un maximum de détails et de nuances soit enregistré pour pouvoir ensuite construire mon image. Il est moins difficile d'accentuer ou de gommer que de corriger ou de recréer.
Si mes sujets sont variés, j'aime revenir sur les mêmes lieux ou sur les mêmes sujets. Je ne me lasse pas d'explorer les bords de la Loire autour du pont Jacques Gabriel à Blois. La campagne charolaise me livre toujours une matière qui me ravit. Plus inattendu, les nageurs lors de compétitions auxquelles participe mon dernier fils, ou encore de vieux objets peints ou rouillés.
Je fais mien le principe d'Ansel Adams selon lequel on ne prend pas une photo, mais qu'on la fait. Si la prise de vue mérite la plus grande attention, le post traitement est l'étape au cours de laquelle le photographe imprime son style.
