Présentation

Lucien Lafont

Sculpteur-photographe

31 route de Château-Renault

41000 Blois

http://www.llafont.fr

lucien.lafont@wanadoo.fr

06 80 71 76 63 – 02 54 43 52 07

Curriculum

Né le 19 mai 1944 à Londres d'une mère anglaise et d’un père aviateur français.

Instituteur spécialisé de 1963 à 1975.

De 1975 à Décembre 2007 à l’Education Surveillée, où j’ai exercé, entre autres, les fonctions d’animateur artistique à l’école de formation des éducateurs de Savigny sur Orge,

Sculpteur et photographe à temps complet depuis fin octobre 2007.

Démarche

C’est armé d’un crayon, d’un appareil photo ou de mes doigts qui façonnent la glaise que j’affronte les jours, que je me défends contre le passage inexorable du temps. Le démiurge aurait façonné le premier homme à partir de la glaise. On ne sait pas que pas que cette glaise est le résultat ultime de l’érosion, qu’elle a la même composition que le globe terrestre.
Elle devient dure comme la pierre lorsqu’on la porte au feu. Chacune de mes sculptures d'argile porte en elle, en réduction, la terre nourricière. Je décline sans relâche le corps féminin, espace imaginaire, réceptacle de mes craintes archaïques, de mon désir de perdurer, de ma recherche d’apaisement ou de mon espoir d’avenir. Je voudrais que mes statues témoignent du bouillonnement, de l’obstination et de la fragilité de la vie. Je n'ai pas pu me satisfaire du socle habituel qui les aurait figées. Il fallait qu'elles puissent sortir pour s’intégrer aux jardins, aux places publiques. Elles sont suspendues à un fil, lié au portique qui marque leur appartenance, ma signature en quelque sorte.

Nouvelles contraintes - un pas vers l'abstrait

La contrainte de la peinture ne devrait être que la peinture ! La contrainte de la terre ne devrait être que la terre elle-même. J’ai longtemps pris le corps féminin comme support de l’indicible que j’avais à exprimer. La soumission aux règles de l’anatomie est parfois décevante. Les figurines que l'on obtient ne manquent pas de grâce mais semblent figées dans une mort gracieuse. Rien en elles ne dit la fantaisie, l’amour ou le désir. J'ai préfèré, dans cette série, me donner quelques contraintes purement techniques et considérer la terre dans un esprit de légèreté, comme le ferait un potier qui construit ses pots aux parois régulières, d’égale épaisseur. Mes constructions ne sont pas des récipients, elles n’ont aucune utilité, sont percées de toutes parts, livrées à tous les vents. Elles sont décorées de dessins très géométriques, historiées de personnages très naïfs ou connotés. Leurs formes ont surgi sans but, d’un esprit libre, sans projet préalable, prêt à accepter ce qui advient pour s’en étonner. La surface s’est ouverte, a révélé son intérieur, a curieusement acquis plus de mystère en montrant ses dessous. Elle s’est renforcée. Sa légèreté lui a conféré une plus grande solidité. Peut être qu’elle chantera lorsque le vent soufflera… Juin 2009

Le portique

Le portique est une signature. Il me représente à l’intérieur de l’exposition individuelle ou collective. Sa surface et son volume sont bien identifiables. Il est comme une pièce d'habitation (ses portants en ont sensiblement la hauteur). C'est la scène symbolique sur laquelle je donne ma représentation. C’est un lieu ouvert où j'invite les passants à prendre la parole pour échanger, à voir de plus près les produits de ma création ou l’approfondissement de ma recherche. Les visiteurs sont encouragés à me faire part de leur ressenti, de leurs observations ou de leurs curiosités. Ils peuvent aller et venir, entrer ou faire le tour. Il peuvent toucher et faire tourner les statuettes au bout de leur fils. Les statuettes ne sont pas posées sur le sol ou sur un socle, elles sont reliés au portique, au bout de leurs fils, parfois nichées dans un filet fait sur mesure, parfois posées sur un plateau, genre de socle suspendu sur lequel les objets sont facilement escamotables ou remplaçables : témoins des éphémères moments d’une imagination vagabonde…

juin 2009